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Véluna
Nom officiel :
Archevêché de Véluna.

Dirigeant : Sa Vénérable Révérence, le Chanoine de Véluna, Hazen, Pasteur des Fidèles.

Gouvernement : Théocratie dirigée par l'archevêque de Véluna, un puissant prêtre Raonien, conseillé par le Collège des évêques et l'Ordre céleste des lunes (congrès de représentants des sept maisons nobles séculières et de Verbobonc).

Capitale : Mitrik

Villes principales : Dévarnish (pop. 7 900), Mitrik (pop. 16 200), Véluna (pop. 11 100). 

Provinces : Sept diocèses, chacun étant gouverné par un noble (titres divers comme plar, comte, baron, etc.) et un évèque ; la ville de Véluna est un archidiocèse, administré exclusivement par un archevêque au nom du chanoine de Mitrik.

Ressources : Denrées alimentaires, cuivre, argent, or.

Population : 668 800 - 79 % humains (Oeridien, Sullois, Flanna), 9 % haut-elfes, 5 % gnomes des roches, 3 % pieds-légers, 2 % nains des collines, 1 % demi-elfe, 1 % demi-orque.

Religions : Rao, St Cuthbert, Héronéus, Fharlanghn, Zilkus.

Alliées : Furyondie, Maison-Haute, Bissel, Verbobonc, collines de Kron, Etats d'Ulek, Pavoisie, Grande Marche (relations tendues à propos du contrôle du Bissel), Dyves (faible).

Ennemis : Iuz, Ket, Pomar, Chevalier de la Garde (méfiance), vallée du Mage (méfiance), Pérennelande (méfiance).

Les habitants de Véluna ont longtemps représenté le meilleur de l’humanité. Ici, humains et elfes vivent en harmonie, cultivant les terres arables et travaillant ensemble à l’édification d’une culture commune basée sur des principes de paix, de raison et de sérénité. L’influence de l’Eglise de Rao se fait sentir partout en Véluna, imposant doucement sa doctrine à travers l’administration des lois justes et fermes (sans être toutefois trop sévères). Pays réputé pour ses érudits et ses visionnaires, Véluna est aussi le lieu de pèlerinage de ceux qui recherchent la stabilité et la sagesse dans leur propre vie.

Le commerce de Véluna se déroule dans deux couloirs principaux, la rivière Velverdyve et la Grande route du Ponant. Bien que la plupart  des communautés d’importance vivant le long de la Velverdyve se trouvent dans le duché de l’Etendue de la Furyondie, l’archevêché compte quelques petits ports sur la berge méridionale. Une tolérance de longue date à l’égard des rhéniens, qui sont généralement malvenus de l’autre côté de la rivière, a favorisé le développement d’une vaste flotille de barges, prête à apporter son aide aux navires plus gros lorsque d’étranges monstres remontent des profondeurs de la rivière. La Grande route du Ponant est bien protégée et accueille un trafic encore plus important que la rivière. La majeure partie de celui-ci s’écoule vers le couchant, notamment dans le cas des caravanes se rendant à Lopolla et sur les riches marchés d’Ekbir, du Tusmit, de Zeif et d’au-delà.

La géographie de l’archevêché n’a rien de remarquable. Toutes les forêts de taille ont été rasées depuis longtemps, ne laissant que le bois Ferreux sur la frontière méridionale, le bois Pommelé et le taillis d’Asnath, une petite étendue boisée qui, aux jours anciens, fournit la majeure partie du bois ayant servi à la construction de la ville de Véluna. Le pays revendique la lisière septentrionale des Basses-Crêtes et une mince portion des Lortmils qui abrite les mines de métaux précieux de la nation.

L’armée de Véluna, bâtie autour d’un noyau de cavalerie lourde de grande qualité, comprend également des contingents d’archers elfes et de sapeurs gnomes. Le gros des troupes est constitué de piquiers, renforcés par des centaines de prêtres. Les Chevaliers de Véluna, une branche locale des Chevaliers du Cerf, abritent un peu plus d’une centaine de membres. Ces hommes et ces femmes très actifs au plan politique commandent de petites bandes indépendantes d’officiers et d’hommes d’armes. Ils se retrouvent souvent à servir l’une ou l’autre des sept familles séculières régnantes de la nation.

Le Verbe d’Incarum, texte le plus sacré des fidèles de Rao, enseigne que le Seigneur de la Paix donna aux humains de la Taerre les lunes Célène et Luna afin qu’ils soient guidés malgré les ténèbres et la tyrannie d’une ère régie par le terrifiant Tharizdun. Lorsque les hordes oeridiennes migrèrent vers l’est, avant les Cataclysmes jumeaux, l’une des tribus, les Vollar, rencontra une vaste congrégation de flannas primitifs dans les basses terres situées entre l’extrémité orientale de la Velverdyve et le grand coude oriental du cours inférieur de la rivière à la Faux. Ces flannas accueillirent chaleureusement les nouveaux arrivants et leur souhaitèrent la bienvenue dans le « val de Luna », la sacrée de toutes les terres protégées par Rao.

Avec le temps, les colons se mirent à vénérer eux aussi ce dieu primitif qu’ils percevaient davantage comme une puissance de la raison et de la sérénité. En 9 AC, lorsque la magie divinatoire des OEridiens, combinée aux légendes flannas, permit de localiser la légendaire crosse de Rao, les différentes cultures de la vallée ne firent qu’une. Le site de cette découverte fut appelé Mitrik (ce qui signifie « salut ») et une nouvelle nation fut fondée sur place.

Des siècles plus tard, lorsque les premiers soldats aerdis partirent vers le couchant pour étendre l’empire, ils croisèrent le chemin du peuple de Véluna, qui constituait déjà une culture bourgeonnante à l’époque. Le grand chanoine de Rao rencontra les représentants du Grand royaume et leur expliqua les objectifs poursuivis par sa paisible nation. Conscient de la présence d’une grande armée aerdi massée à sa frontière, le chanoine accepta sagement de soutenir le Grand royaume, percevant chez les orientaux une réelle passion pour le progrès et l’innovation, pouvant être avantageusement tempérée par une conversion aux préceptes sacrés de Rao. L’archevêché de Voll devint donc un territoire vassal de la vice-royauté du Ferrond, sous la bannière de la paix et de grandes attentes religieuses (si les Vélunais ne se soucièrent pas de souligner leur héritage oeridien commun, le roi suprême s’empressa de le faire pour eux).

Dans les années qui suivirent l’établement de la vice-royauté, Véluna servit de baromètre moral pour l’ensemble du Ferrond. Des adeptes de marque de Rao obtinrent des postes importants à la cour du vice-roi. Etant donnée le tempérament guerrier des OEridiens et les années d’arrogance passées dans l’est, les conseillers vélunais eurent fort à faire.

Ce n’est qu’après avoir obtenu les conseils et le soutien du chanoine Hermiod de Laudine que l’homme qui devait devenir Thrommel Ier mit en branle ses plans d’indépendance vis-à-vis du Grand royaume. Au moment même où la Furyondie vit le jour, en 254 AC, Voll (officiellement appelé Véluna aujourd’hui) déclara également sa souveraineté, ce qui n’empêcha pas ces deux états de rester proches l’un de l’autre.

Les relations étroites qu’entretenaient la Furyondie et l’archevêché connurent une période difficile une cinquantaine d’année plus tard, lorsque la Gentry de Dyves entreprit de courtiser sérieusement les caravanes de marchands qui passaient auparavant par Verbobonc, Dévarnish, Véluna et plus loin vers l’ouest. La guerre commerciale qui s’ensuivit gêna effectivement tous les voyages vers l’ouest le long de la Velverdyve, écrasant les bateliers en pratiquant des tarifs ridiculement élevés. Ceux qui ne s’acquittaient pas de ces taxes étaient souvent victimes de bandes de bandits errants. Même si la hiérarchie raonienne du nord ignora, dans une large mesure, les difficultés commerciales, les propriétaires fonciers de l’Ordre céleste des lunes, dans la ville de Véluna, exigèrent que des mesures soient prises. Des escarmouches entre agents « non sanctionnés » de part et d’autres de la frontière firent pencher la balance en faveur de Véluna, mais un fossé s’était créé entre cette dernière et Chendil.

En 350 Ac, le roi Tavish II de la Kéolande profita des problèmes entre la Furyondie et l’archevêché pour lancer une armée à travers les basses-Crêtes et les collines de Kron et envahir les fiefs du sud et de l’ouest de Véluna. Comme prévu, le roi Avras Ier protesta vivement mais n’envoya aucune troupe à son alliée du sud. En 335 AC, la Seconde armée expéditionnaire s’empara de Dévarnish (et de la fameuse crosse de Rao), mettant un terme au commerce le long de la Grande route du Ponant. Face à cette grave menace militaire, le gouvernement séculier s’enfuit de Véluna pour rejoindre la cour du chanoine à Mitrik. Afin d’assurer la paix pour sa nation, le chanoine Turgen IV de Mitrik ébaucha et appliqua le traité de Dévarnish, accord extrêmement controversé par lequel il céda à la Kéolande le contrôle de la trouée de la Faux, de la Grande route du Ponant et de nombreuses forteresses situées dans le sud. En échange, ce fut la fin de l’invasion et l’indépendance garantie de Mitrik et Véluna.

Dans un premier temps, ce sacrifice concédé aux occupants sembla profitale au chanoine. En 415 AC cependant, lorsque le brutal commandant Berlikyne de la Grande Marche fut nommé gouverneur des provinces du nord, la situation tourna au désastre. Berlikyne mit en place un programme d’oppression brutale dans les terres occupées et, en 436 AC, menaça publiquement d’annexer l’ensemble de Véluna au nom de la couronne kéolandaise. Nul ne sait si le roi de la Furyondie décida alors d’agir à cause des émissaires envoyés par le chanoine cette année-là, ou simplement parce que la menace de la Kéolande était trop grande pour être davantage ignorée. Toujours est-il qu’en réponse à cet acte public d’orgueil démesuré de la part du commandant, les armées de la Furyondie s’enfoncèrent dans Véluna, livrant au sud de la Velverdyve une série de batailles féroces qui reçurent par la suite le nom de la Courte guerre. Lorsque 436 AC arriva, l’armée kéolandaise avait été chassée du sol vélunais. Dévarnish et les environnantes redevinrent partie du grand Véluna.

Cet état de fait ne persista que pour une brève période. En 446 AC, le Collège des évêques vélunais se rassembla pour discuter du sort de la nation, que de nombreux religieux croyaient contrôlée par d’avides Furyondiens aux objectifs séculiers. Des individus  calmes ouvrirent la conférence, mais un contingent d’orthodoxes Surveillants cuthbertiens parvint à rallier les raoniens les plus conservateurs à leur cause. Il exigea que Véluna se sépare officiellement de la Furyondie afin de s’opposer à l’apostasie grandissante engendrée par l’impérialisme et l’expansion militaire. Les membres du collège votèrent unanimement dans le sens de la séparation du royaume et leur décision fut intégrée au concordat d’Ademère.

Véluna acquit par la suite une réputation de bon voisin, puissance pacifique et contemplative qui s’engageait très rarement dans des conflits, fussent-ils économiques. La nation ne se laissa entraîner dans un affrontement politique qu’en 569 AC, lorsque la Horde du Mal élémentaire menaça Verbobonc. Elle leva alors des troupes qui participèrent aux combats qui suivirent. Après la victoire des forces du Bien, les discussions se firent plus soutenues quant à un éventuel mariage entre la jeune et riche Maîtresse suprême de l’ordre, Jolène de Samprastadar, et le prince Thrommel IV, héros des plaines d’Emridie. Pendant ce temps, comme il sied à une nation indépendante qui prend sa destinée en main, Véluna développa des relations plus étroites avec la Furyondie et Verbobonc.

L’année 573 AC cependant apporta de sinistres nouvelles. Alors qu’il faisait campagne dans le sud, le prince Thrommel disparut sans laisser de traces. Les membres de la cour de l’Ordre céleste clamèrent que l’enlèvement était le fait de la Fratrie écarlate, qui venait tout juste de se révéler dans le sud lointain. Jolène se retira de la scène publique dans la tristesse et sous le choc, et les pourparlers d’unification des deux pays cessèrent.

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